Digital Fairness Act : un projet, pas encore une loi
On en parle comme d’une règle déjà en place. Faux. Le Digital Fairness Act n’existe pas encore sous forme de texte applicable. Mais la direction prise par l’Europe est claire.
La réponse en trente secondes
Le Digital Fairness Act est un projet européen, pas une loi en vigueur. Il part d’un bilan de qualité du droit de la consommation publié par la Commission en 2024. Il vise les dark patterns, les abonnements pièges et le design addictif. Rien n’est applicable tant que le texte n’est pas voté. On peut déjà s’y préparer.
Chez Snack Groupe, nous préférons informer plutôt qu’agiter la peur. Le Digital Fairness Act circule beaucoup, souvent présenté à tort comme une obligation immédiate. Remettons les choses à leur place. Pour la partie technique de vos interfaces, vous pouvez découvrir Snack Développement.

D’où vient le Digital Fairness Act
Le point de départ n’a rien de secret. En 2024, la Commission européenne a publié un bilan de qualité du droit de la consommation numérique. Sa conclusion, les règles existantes protègent mal face à certaines pratiques en ligne.
De ce constat pourrait naître une proposition de texte, le Digital Fairness Act. Tant qu’il n’est pas voté, il reste un projet. Le socle des données personnelles, lui, existe déjà, comme le détaille Conformité RGPD Site Web.
Les pratiques que l’Europe veut encadrer
Trois familles reviennent dans les travaux de la Commission. Les interfaces truquées, les abonnements difficiles à résilier, et les mécaniques qui poussent à rester scotché à un écran. Chacune exploite un réflexe humain, l’habitude, la lassitude ou l’envie d’aller vite.
Ces interfaces truquées ont un point commun. Elles orientent le choix de l’internaute contre son intérêt. Le projet cherche à rendre ces procédés illégaux de façon plus nette.
Ce projet et le DSA, ce qui les sépare
La confusion est fréquente. Le DSA, lui, est bel et bien en vigueur. Il encadre les contenus illégaux et la transparence des plateformes. Le Digital Fairness Act viserait autre chose, la loyauté du design vu par le consommateur.
Autrement dit, les deux se complètent sans se confondre. Le premier existe, le second se prépare. D’autres textes avancent en parallèle, comme AI Act Chatbot en détail.
Ce qu’on peut anticiper sans attendre
Pas besoin d’un texte voté pour agir. Beaucoup de pratiques visées sont déjà critiquables au regard du droit actuel de la consommation. Nettoyer vos interfaces aujourd’hui, c’est prendre de l’avance. Vous gagnez en clarté, et vos clients le ressentent tout de suite.
Un abonnement loyal se résilie aussi facilement qu’il se souscrit. Un choix se présente sans piège. Ce travail rejoint d’autres obligations numériques, comme ce qu’il faut savoir sur NIS2 : Quelles Exigences Poser.
Avantages et limites d’une anticipation
Ce que vous gagnez à anticiper
- Une avance sur un cadre qui finira par arriver.
- Des interfaces déjà loyales, donc moins risquées.
- Une confiance renforcée auprès de vos clients.
- Moins de corrections dans l’urgence plus tard.
Les limites à garder en tête
- Le texte final n’est pas encore connu.
- Le calendrier reste à confirmer côté européen.
- Certaines exigences pourraient évoluer d’ici le vote.
- Rien ne remplace une veille suivie.
Nos services pour un design loyal
Nous aidons les marques à concevoir des parcours clairs, qui convertissent sans tromper.
Audit d’interface
Nous repérons les procédés ambigus dans vos parcours clés.
Refonte de parcours
Nous clarifions les choix, de l’inscription à la résiliation.
Veille réglementaire
Nous suivons l’avancée du texte et adaptons vos interfaces.
Un parcours loyal se construit et se vérifie dans la durée. Les échanges de la communauté Reddit sur la vie privée le montrent, les internautes repèrent vite un design qui les piège. D’autres chantiers suivent la même logique, comme notre analyse sur Facturation Électronique.
Questions fréquentes sur ce projet
Le Digital Fairness Act est-il déjà en vigueur ?
Non. C’est un projet issu d’un bilan européen de 2024. Tant qu’un texte n’est pas adopté, aucune obligation nouvelle propre à ce nom ne s’applique.
Quelle différence avec le DSA ?
Le DSA est en vigueur et vise les contenus illégaux et la transparence des plateformes. Le Digital Fairness Act porterait plutôt sur la loyauté du design vis-à-vis du consommateur.
Dois-je attendre le vote pour agir ?
Non. De nombreuses pratiques visées sont déjà contestables au regard du droit actuel de la consommation. Clarifier vos interfaces dès maintenant limite les risques.
Qu’est-ce qu’un dark pattern concrètement ?
C’est une interface conçue pour orienter votre choix contre votre intérêt, par exemple un refus caché ou une résiliation volontairement compliquée.
Cet article vaut-il conseil juridique ?
Non. Il informe et renvoie aux travaux publiés par la Commission européenne. Pour votre situation précise, consultez un professionnel du droit.
Snack Groupe propose-t-il un accompagnement post-projet ?
Oui. Après un audit ou une refonte, nous suivons vos parcours et les adaptons au fil de l’avancée du texte européen.
Une direction produit dans les services en ligne nous avait sollicités pour anticiper ce futur cadre. En revoyant l’inscription et la résiliation, le parcours est devenu plus simple, et les demandes au support ont changé de nature.
Parcours-type, secteur des services numériques
