Allégations vertes : vous surveillez peut-être le mauvais texte

Tout le monde parle de la directive Green Claims. Pourtant, le texte qui change vos publicités dès septembre 2026 porte un autre nom. Voici ce qu’une marque ne peut plus affirmer, et comment le prouver.

Green Claims
Publicité
Environnement
Conformité

La réponse en trente secondes

La directive Green Claims n’est qu’une proposition de la Commission, dont le retrait a été annoncé. Le texte qui mord est la directive (UE) 2024/825. Elle s’applique à partir du 27 septembre 2026. Elle interdit les allégations environnementales génériques non prouvées, les labels non certifiés et les promesses de neutralité fondées sur la compensation.

Chez Snack Groupe, nous rédigeons et produisons des campagnes pour des marques engagées. Leur crainte revient souvent. Peut-on encore parler d’environnement sans risque ? Oui, à condition de dire vrai et de pouvoir le prouver. Pour la partie technique, vous pouvez découvrir Snack Développement.

Équipe marketing qui relit les messages d'une campagne de marque
Chaque allégation environnementale se relit avant de partir en campagne.

Green Claims ou directive 2024/825

La confusion vient de là. La proposition de directive Green Claims, présentée par la Commission en 2023, n’a jamais été adoptée. Son retrait a même été annoncé. Elle reste donc incertaine.

Deux textes, deux statuts
Green Claims
Proposition de la Commission de 2023
Jamais adoptée
Retrait annoncé
Directive (UE) 2024/825
Adoptée en 2024
Modifie les règles sur les pratiques déloyales
Applicable en septembre 2026
C’est la directive 2024/825 qui change vos publicités.
Ne sourcez jamais Green Claims comme un texte en vigueur.

La directive (UE) 2024/825, elle, est adoptée. Elle modifie la directive sur les pratiques commerciales déloyales pour lutter contre l’écoblanchiment. C’est elle qu’il faut suivre. La rigueur attendue rappelle celle exigée pour les données personnelles, décrite dans Conformité RGPD Site Web.

Le calendrier réel de 2026

Deux dates comptent. Les États membres devaient transposer la directive avant le 27 mars 2026. Les nouvelles règles s’appliquent à partir du 27 septembre 2026.

Le calendrier de la directive 2024/825
2024
Adoption
La directive est publiée au Journal officiel de l’Union.
27 mars 2026
Transposition
Les États membres intègrent le texte dans leur droit.
27 septembre 2026
Application
Les nouvelles interdictions s’appliquent.
Deux dates à retenir en 2026.

Concrètement, une publicité diffusée après cette date doit respecter le nouveau cadre. Une campagne préparée en amont mérite donc une relecture dès maintenant.

Ce que votre marque ne peut plus dire

La directive ajoute plusieurs pratiques à la liste de celles qui sont toujours interdites. Les principales touchent directement la publicité.

  • Une allégation générique, comme « écologique » ou « respectueux de l’environnement », sans performance reconnue qui la justifie.
  • Un label de durabilité qui ne repose ni sur un système de certification ni sur une autorité publique.
  • Une allégation sur tout le produit, alors qu’elle ne vaut que pour une partie.
  • L’affirmation qu’un produit a un impact neutre ou réduit grâce à la compensation des émissions.
  • La présentation d’une obligation légale comme un atout propre à votre offre.

Les preuves à réunir avant de communiquer

Le principe est simple. Une allégation précise, appuyée sur des éléments vérifiables, reste possible. Une promesse floue, non.

D’une promesse floue à une allégation défendable
Affirmation
ce que vous voulez dire
Précision
sur quel produit, quelle partie
Preuve
des éléments vérifiables
Validation
relecture avant diffusion
Seule une allégation précise et prouvée passe le filtre.

Une promesse sur une performance future, par exemple un objectif de réduction, doit s’appuyer sur un plan détaillé et vérifié par un expert indépendant. Pour un projet numérique, le raisonnement par le matériel aide beaucoup, comme le montre notre analyse sur Empreinte Carbone Casque VR.

Labels et neutralité carbone

Deux pratiques très répandues basculent. D’abord, les faux labels conçus pour ressembler à un label officiel. Ensuite, la mention « neutre en carbone » obtenue par la compensation. Vous pouvez toujours financer des projets de compensation. Vous ne pouvez plus en déduire que votre produit est neutre.

Le bon réflexe consiste à décrire ce que vous faites vraiment. Réduire, mesurer, expliquer. C’est moins spectaculaire, mais bien plus solide.

Avantages et limites de ce cadre

Ce que le cadre apporte

  • Des règles claires pour toute l’Union.
  • Une concurrence plus loyale entre marques.
  • Une crédibilité renforcée pour les vrais efforts.
  • Un public mieux protégé contre l’écoblanchiment.

Les contraintes à anticiper

  • Des preuves à documenter avant chaque message.
  • Des visuels et des logos à revoir.
  • Des transpositions nationales à suivre.
  • Un vocabulaire marketing à reconstruire.

Nos services pour une communication exacte

Nous aidons les marques à parler d’environnement avec justesse, sans tomber dans le silence par peur.

Revue des allégations

Nous repérons les formules génériques et les labels fragiles.

Réécriture des messages

Nous remplaçons les promesses floues par des faits vérifiables.

Suivi des campagnes

Nous relisons chaque nouvelle prise de parole avant diffusion.

Relire ses allégations, campagne après campagne

Inventorier
Lister les mentions et logos.

Vérifier
Rattacher chaque mention à une preuve.

Réécrire
Remplacer le flou par des faits.

Archiver
Garder les preuves à portée de main.
Chaque nouvelle campagne relance la revue
Une discipline simple qui protège la marque.

Les preuves que vous conservez doivent aussi rester protégées, un sujet abordé dans notre analyse sur Sécurité Site Web Entreprise. Les échanges de la communauté Reddit sur le développement durable le montrent, le public repère vite une promesse creuse.

Questions fréquentes sur les allégations vertes

Peut-on encore écrire « neutre en carbone » ?

Pas si cette neutralité repose sur la compensation des émissions. La directive (UE) 2024/825 interdit ce type d’allégation à partir du 27 septembre 2026.

La directive Green Claims est-elle en vigueur ?

Non. C’est une proposition de la Commission de 2023, dont le retrait a été annoncé. Le texte applicable est la directive (UE) 2024/825.

À partir de quelle date les nouvelles règles s’appliquent-elles ?

À partir du 27 septembre 2026. Les États membres devaient transposer la directive avant le 27 mars 2026.

Un label maison est-il encore autorisé ?

Un label de durabilité doit reposer sur un système de certification ou être établi par une autorité publique. Un logo créé par la marque, qui imite un label officiel, devient risqué.

Cet article vaut-il conseil juridique ?

Non. Il informe et renvoie à la directive publiée sur EUR-Lex. Pour votre situation précise, consultez un professionnel du droit.

Snack Groupe propose-t-il un accompagnement post-projet ?

Oui. Après la revue initiale, nous relisons vos nouvelles campagnes et ajustons vos messages au fil des transpositions.

Une direction de la communication dans les cosmétiques nous avait confié des visuels truffés de mentions « écoresponsable ». En remplaçant chaque formule par un fait précis et vérifiable, la campagne a gagné en clarté sans perdre son engagement.

Parcours-type, secteur des cosmétiques